Coupe abusive de bois dans le Foulado: L’invite du Forum civil à l’Etat du Sénégal

Le Forum civil de la région de Kolda et l’Union des élèves et étudiants ressortissants de Médina Yoro Foulah (Ueer/Myf) constatent pour le regretter, «la situation alarmante due à la coupe abusive de bois dans la zone». Ce constat, d’après eux, préoccupant, est partagé par les plus hautes autorités du pays.

Dans un communiqué conjoint sanctionnant leur rencontre tenue à Ndorma, ces deux organisations ont invité l’Etat du Sénégal «à plus de rigueur dans la sécurisation de la frontière sénégalo-gambienne notamment par le renforcement de la diplomatie sénégambienne en gouvernance forestière».

Birahim Seck & Cie ont également appelé l’Etat du Sénégal «à plus d’équité et de transparence dans l’octroi des permis de coupe de bois, à la mise en place d’un dispositif de contrôle ouvert aux citoyens au niveau des communes pour veiller sur la transparence des permis de coupe, à assurer une plus grande implication des collectivités territoriales dans la gestion de l’environnement, à renforcer la lutte contre la corruption qui mine le secteur, à doter en  personnel technique et en moyens financiers et matériels les inspections et brigades des eaux et forêts de la région, à mettre fin à l’occupation illégale des forêts classées».

Aussi, ont-ils suggéré comme solutions alternatives «le renforcement de capacités des élus, des citoyens sur la gouvernance environnementale, le code forestier et sa traduction en langue locale, la mise en place d’un dépôt réglementé de bois à Kolda pour les menuisiers, la promotion de l’éducation citoyenne sur les questions environnementales dans les écoles de la région, la création d’activités génératrices de revenus à partir de produits non ligneux, l’initiation d’activités de reforestation avec les Asc dans les zones affectées par la coupe abusive, l’adoption de politiques d’exploitation responsable des forêts».

Pour le Forum civil, la région de Kolda a connu cette dernière décennie une perte importante de sa couverture végétale découlant de responsabilités partagées entre l’Etat central, les services déconcentrés en charge de la question forestière, les collectivités territoriales, les populations et des raisons liées à la pauvreté, à l’iniquité dans l’octroi des permis de coupe, au manque de conventions locales d’exploitation de la forêt par les autochtones, à la corruption des acteurs impliqués et au manque d’implication réelle des citoyens à la base.

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